LCL accueille Ruud Van den Bergh en tant que nouvel Energy Efficiency Expert. Avec une formation en électromécanique et des années d’expérience dans la régulation du chauffage, de la ventilation et de la climatisation (CVC) dans des environnements critiques tels que les hôpitaux et les infrastructures aéroportuaires, il apporte des connaissances techniques approfondies à l’équipe chargée des infrastructures critiques. Nous nous sommes entretenus avec lui pour savoir comment il s’est retrouvé chez LCL, ce qui le motive dans sa fonction et comment il voit l’évolution de l’efficacité énergétique dans les centres de données au cours des prochaines années.

Ruud a commencé sa carrière dans l’installation de systèmes CVC ainsi que dans l’ingénierie de contrôle. Il a travaillé dans des environnements techniques, tels que les hôpitaux et les infrastructures aéroportuaires, où la fiabilité est essentielle. Son premier contact avec LCL remonte à plusieurs années : alors qu’il travaillait pour une entreprise de CVC et de contrôle, il a contribué à l’optimisation d’une installation existante afin qu’elle puisse fonctionner sans heurts parallèlement à une nouvelle construction chez LCL.

Lorsque LCL a été confronté à un défi d’intégration similaire, Ruud a été recontacté, et c’est à peu près à la même époque qu’il a eu connaissance d’un poste vacant dans l’entreprise. « Lorsque j’ai vu le poste vacant sur LinkedIn, j’ai eu l’impression qu’on avait pris mon CV pour rédiger la description du poste », explique-t-il. La transition de support de projet externe vers un rôle interne s’est imposée comme une suite logique. Ce qui l’a convaincu, ce n’est pas seulement la correspondance technique, mais aussi l’état d’esprit régnant dans l’entreprise : il lui est apparu que le développement durable était véritablement ancré dans les méthodes de travail.

Un état d’esprit multitechnique

Chez LCL, Ruud œuvre à l’optimisation de l’usage de l’énergie et la réduction structurelle de la consommation. Les centres de données regroupent des systèmes de refroidissement, de l’infrastructure électrique, des technologies de contrôle et des processus opérationnels dans un environnement étroitement interconnecté. C’est justement cette complexité qui l’attire. « C’est l’aspect multitechnique, où différentes disciplines se rencontrent : je trouve cela très intéressant », confie-t-il. « Cette complexité place la barre plus haut : dans un environnement critique comme un centre de données, il y a peu de place pour l’essai-erreur. On ne peut pas procéder empiriquement. Il faut analyser, calculer et pousser la réflexion jusqu’au bout avant de faire des ajustements », ajoute-t-il.

Pour Ruud, l’efficacité énergétique commence par les fondamentaux. « L’énergie qu’on ne consomme pas est de l’énergie qu’on n’a pas besoin de compenser », déclare-t-il. En pratique, cela signifie qu’il faut examiner minutieusement les flux d’air, les performances de refroidissement et les paramètres de contrôle. Lorsque les flux d’air sont correctement gérés et que les systèmes sont correctement réglés, les installations n’ont pas besoin de travailler plus que nécessaire. Les progrès sont parfois le fruit d’une optimisation majeure ; souvent, c’est l’impact cumulatif d’ajustements ciblés et réfléchis qui permet d’obtenir des gains mesurables au fil du temps.

Ce que cela signifie pour nos clients

L’arrivée de Ruud renforce l’expertise interne à un moment où les marchés de l’énergie et les cadres réglementaires évoluent rapidement. Les clients évaluent de plus en plus l’empreinte globale de leurs opérations, y compris l’infrastructure qui soutient leur informatique. L’efficacité énergétique et la durabilité sont interconnectées tout au long de cette chaîne de valeur.

Ce contexte plus large rend la collaboration essentielle. Dans un centre de données en colocation, l’efficacité est une responsabilité partagée : LCL exploite l’infrastructure, tandis que les clients déterminent comment leurs environnements informatiques sont configurés et gérés. Une communication claire est donc essentielle. « Cela commence par une prise de conscience », explique Ruud. « Lorsque les clients disposent des bonnes informations, ils peuvent affiner les flux d’air et optimiser leur propre configuration. Cela permet d’assurer un fonctionnement efficace de leur infrastructure et d’économiser de l’énergie : tout le monde y gagne. »

Ce qui nous attend

Alors que les systèmes énergétiques deviennent plus dynamiques, la technologie jouera un rôle de plus en plus important en appui à cette transition. Les vannes de régulation indépendantes de la pression, par exemple, permettent une régulation précise du débit lorsque les charges sur les systèmes varient. L’intelligence artificielle peut permettre d’ajouter une couche d’optimisation supplémentaire aux systèmes de contrôle existants. Dans les environnements critiques, la prudence reste toutefois de mise. Les systèmes intelligents doivent fonctionner selon des paramètres clairement définis et reposer sur une solide expertise en ingénierie. « La base reste la connaissance et l’expérience humaines », souligne Ruud.

Ce qui le motive le plus pour l’avenir, c’est de voir des systèmes complexes fonctionner nettement mieux grâce à une optimisation réfléchie. « À la fin d’un projet, pouvoir dire : voici le pourcentage d’énergie que nous avons économisé. C’est là que je trouverai ma satisfaction », conclut-il.